Hypercrise Systémique, les Mécanismes d’une Décadence Inéluctable.

BF

Depuis les années 70, les intérêts supérieurs de l’Etat sont sacrifiés.
Le financement de la dette souveraine sur les marchés obligataires par la Loi Rothschild de 1973, puis la libéralisation du secteur financier en 1985, et à partir de 1990, la mise en place de politiques économiques pour la qualification à l’€uro fort ont été les premières étapes vers la Décadence économique. Ensuite, la signature du Traité de Maastricht en 1992 avec la mise en place de la zone €uro des 17 selon les critères monétaires allemands en 1999, puis la mise en circulation de la monnaie unique en 2002 avec un phénomène d’ajustement inflationniste a provoqué la hausse directe du coût de la vie pour les biens de première nécessité ou de consommation courante. De plus, la réduction du temps de travail avec la mise en place contre-productive des 35 heures, en l’absence de réformes structurelles et compétitives, malgré une conjoncture favorable, a destabilisé les structures macro-économiques de notre pays.
A partir de 2005, l’augmentation de la charge financière de la dette publique qui dépasse 60 % du PIB, la baisse du taux d’activité des Juniors, l’élaboration de la stratégie TEPA de 2007, fondant la Relance sur les Classes sociales supérieures et non sur le moteur des Classes moyennes, ont profondément cassé les mécanismes de la Reprise. De plus, l’illusion économique et sans résultats concrets des plans de Développement durable, dans le cadre du fameux Grenelle de l’Environnement, et plus grave, l’absence d’expertise et d’anticipation de la Crise financière de 2008, issue des dysfonctionnements des marchés hypothécaires américains, sont des facteurs qui ont favorisé la spirale infernale du Déclin.
Ensuite, la remise en cause des marges de manoeuvres budgétaires en 2009, la négociation chaotique avec l’Allemagne et les partenaires au sein de l’UE, la soumission aux Doxa orthodoxes de la Rigueur dans le cadre du deal Merkosy ont eu des effets négatifs sur le pouvoir d’achat des ménages, sur l’appétit au risque entrepreneurial et sur le système productif industriel de l’Hexagone. D’autre part, la destabilisation globale des marchés boursiers en 2010, puis la faillite d’organismes financiers en Europe, a conduit au déséquilibre du bilan des grandes Banques.
Enfin, l’Asthénisme de la politique monétaire de la BCE pour prêter directement aux Etats et pour fluidifier les circuits financiers en baissant le taux directeur, et surtout, la non-utilisation des outils non-conventionnels comme le Quantitative Easing ont accentué le désarroi en plein cœur de la crise sur les marchés obligataires. Enfin, l’amateurisme et la résignation des responsables politiques au sein de l’UE, la caution idéologique d’une Intelligentsia soumise et le boycott totalitaire des Media Mainstream pour promouvoir des concepts progressistes et des Doxa alternatives, sont autant de paramètres qui ont oeuvrer à l’acceptation des conditions draconiennes. Au final, l’entreprise des représentants officiels pour négocier une véritable Relance s’est logiquement terminée par un Echec, mettant à jour la faiblesse de leur stratégie et de leur volonté.
Pour couronner le tout, en octobre 2012, la ratification autoritaire par le Congrès du Parlement du TSCG Super-Maastricht, a permis de sanctifier les doctrines de l’austérité, puis à déclencher l’activation du Traité pour l’UE. Cet acte, organisé sans Référendum Démocratique, sans analyse sérieuse ni projections budgétaires, représente une Capitulation ferme et définitive de la part d’ignorants irresponsables qui devront répondre de leur collaboration passive. Ces derniers, ayant défendu uniquement les intérêts de l’Elite financière, ont ainsi méprisé les intérêts du Peuple.
En vertu du respect de la dignité de la France, cela sera corrigé en bonne et dûe forme.
Nicolas FERRAND